Comment optimiser sa demande de prêt immobilier?

Avant de prendre ses fonctions chez Leggett, José travaillait dans une banque bordelaise. Il partage avec nous un peu de son expérience, et nous donne quelques tuyaux pour maximiser les chances de voir son dossier accepté, et avoir toutes les cartes en main pour bien négocier son taux.

La situation actuelle est un peu paradoxale. Les taux ne cessent de baisser, et pourtant les banques accordent près de 30% de crédits en moins depuis l'année dernière.

Ceci s'explique par divers facteurs et on se penchera tout d'abord du côté des potentiels acquéreurs. C'est la crise ! On le sait, on nous le dit et répète à longueur de journée depuis des mois, et cela se ressent sur beaucoup de prises de décisions impliquant de gros volumes financiers à l'échelle privée.

Une grande partie des primo-accédants à la propriété, jeunes, au revenu modeste voire même moyen, sont dans le doute. Doute quant à la pérennité de leur situation professionnelle, la hausse continue du chômage n'aidant pas à se rassurer...doute quant au pouvoir d'achat, est-ce qu'on va réussir à rembourser son crédit sans devoir couper dans d'autres postes du budget familial ?

Ceci se reflète parfaitement chez les banques, qui sont de plus en plus frileuses sur le plan des prêts. La dégradation économique a fait que le niveau de qualité des dossiers a été revu à la hausse et les critères sont devenus bien plus stricts.

Il convient donc de mettre toutes les chances de son côté avant de s'adresser à une banque pour demander un prêt immobilier. C'est là que j'interviens, espérant que ces quelques conseils vous aideront à peaufiner votre dossier.

La première étape est de paraître irréprochable aux yeux du banquier. Il faut que celui-ci croie en vous et en votre projet. La première chose qui va l'intéresser est le montant de votre apport personnel. En général on demande au moins 10% d'apport, mais il faut être conscient que plus celui-ci est élevé, et plus la négociation peut pencher en votre faveur.



Votre capacité d'épargne est un élément très important pour le prêteur et peut permettre d'accéder au crédit même avec des faibles revenus. Le banquier sera bien plus confiant avec un client justifiant d'une bonne capacité d'épargne malgré un petit salaire, qu'avec une personne ayant une grosse paye mais aucune économie.

Ensuite, pensez à vous y prendre à l'avance et faites preuve de bonne gestion sur vos comptes bancaires. Pendant les 3, voire 6 mois précédant votre demande de prêt, aucun découvert, aucun incident ! Ils seront scrutés à la loupe par la personne étudiant votre dossier. Aussi, songez à solder tout crédit à la consommation que vous pourriez avoir.

Calculez votre taux d'endettement au préalable ! Au dessus de 33% de vos revenus annuels, ce n'est même pas la peine d'espérer avoir une réponse favorable !

Pensez à faire jouer la concurrence ! Les établissements bancaires proposent tous des conditions différentes, à vous de trouver les meilleures, ou tout du moins, celles vous convenant le mieux. Bien sûr, il faut privilégier votre banque principale, l'expérience relationnelle et leur connaissance préalable de votre cas peuvent aider à faire pencher la balance de votre côté. Mais n'hésitez pas à les mettre face aux offres des concurrents, si celles-ci s'avèrent plus alléchantes. Vous seriez surpris de voir le nombre de banquiers prêts à faire des efforts quand ils voient un client, son salaire, ses assurances et autres services, s'apprêter à tout amener chez les concurrents.

Le dernier point sur lequel j'aimerais intervenir, et qui est encore plus important en ces temps de taux proches du plus bas historique, est l'assurance.Rien ne vous oblige à prendre l'assurance de prêt que vous propose la banque ! La loi Lagarde permet aux emprunteurs de s'assurer auprès de la compagnie de leur choix. N'allez pas gâcher le bon taux obtenu par la négociation à cause d'une assurance surévaluée !

Beaucoup de choses à prendre en compte, mais essentielles pour mettre toutes les chances de votre côté. S'endetter pendant 10, 20 ans voire même plus est une décision très importante et ne doit pas être prise à la légère. Ces quelques conseils vous aideront à y voir un peu plus clair et je l'espère, vous permettront d'avoir l'esprit un peu plus libre quand vous choisirez une maison de notre catalogue.


Le prêt à taux O% ou PTZ+


Avec le prêt à taux zéro +, l'Etat vous soutient pour devenir propriétaire.

Le prêt à taux zéro est un prêt dont les intérêts sont pris en charge par l'Etat, sans frais de dossier, pour l'achat d'une première résidence principale (réservé aux personnes n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale depuis au moins deux ans).

    Le montant du prêt et les conditions de remboursement qui vous sont accordés prennent en compte :

  • votre niveau de revenu :
  • la taille de votre famille,
  • la localisation géographique de votre future habitation,
  • le type d’habitation (neuf ou ancien)
  • la performance énergétique du logement.

L'application gratuite "Simulateur PTZ +" vous permet de savoir si vous êtes éligible au prêt à taux zéro + et de connaître le montant du prêt et les conditions de remboursement auxquels vous pouvez prétendre.

    Les conditions d'octroi changent au 1er janvier 2016 pour rendre le dispositif accessible à un plus grand nombre d'acquéreurs :

  • Le PTZ peut financer jusqu'à 40% de l'achat d'un logement (contre 18 % et 26 % auparavant) et le différé de remboursement est prolongé (jusqu'à 15 ans en fonction des revenus).
  • La durée du prêt peut être allongée sur 20 ans minimum pour réduire le montant des mensualités.
  • Les conditions d'éligibilité du PTZ et du PAS (prêt accession sociale), sont harmonisées pour plus de simplicité.
  • Le PTZ destiné à l'achat d'un logement ancien est étendu à l'ensemble du territoire sous condition de travaux (d'un montant minimum de 25 % du coût total de l'opération).
  • Le plafond des ressources est revu à la hausse. Pour être éligible, un couple avec 2 enfants peut gagner jusqu'à 74.000 euros/an en zone A contre 72.000 en 2015, et 48.000 euros contre 44.000, en zone C. Pour les célibataires, les revenus annuels passent de 36.000 à 37.000 euros annuels en zone A et de 22.000 à 24.000 euros en zone C.
  • A noter : le PTZ ne peut pas financer la totalité d'un achat. Il doit obligatoirement être complété par d'autres prêts immobiliers ou un apport.


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